Site Officiel de la commune de Saint- Christol d'Albion - 84390 Vaucluse

Un peu d’histoire

Des traces d’occupation d’hommes du néolithique furent attestées par la découverte de haches en pierre polie.

Puis le territoire fut colonisé par les Gallo-Romains. Le plateau d’Albion était alors le domaine de la tribu des Albiques qui ont donné leur nom au plateau. Leur dieu majeur était une divinité guerrière et alpestre, nommé Albiorix, qui devint Mars Albiorix, sous les Romains. Le défrichement commença à cette période. Sur une colline située à 4 kilomètres au nord-ouest du village, au lieu dit « Villa de Saint-Just », de nombreux tessons et une inscription votive furent découverts.

Suite à la fondation du Revest en 1082 par les moines de Cluny, on assista au renouveau des villages de Saint-Trinit, Ferrassières et Saint-Christol. Les d’Agoult régnaient alors sur le pays d’Apt et de Sault et confièrent la gestion du pays aux moines bénédictins de Saint-André et Villeneuve-lès-Avignon qui défrichèrent de nouveau les terres du plateau. Le 22 avril 1561, Saint-Christol devient terre comtale. Charles IX érigea la baronnie en comté pour François d’Agoult avec création d’un siège d’appeaux. Ce comté passa successivement ensuite aux Blanchefort-Créquy en 1573, puis aux Lesdiguières en 1611 et enfin aux Neuville de Villeroy en 1703.

L’Eglise du village, placée sous le double vocable de Notre Dame et de Saint-Christophe a été remaniée au cours du XVIIe siècle.

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Le château des Agoult, comtes de Sault, datant du XIIe siècle, a également été restauré au début du XVIIIe siècle puis ruiné en 1793. Il comprenait quatre tours dont l’une fut utilisée comme prison. Il ne reste aujourd’hui qu’une seule tour, transformée à l’époque en pigeonnier.

Le château des Agoult, comtes de Sault, datant du XIIe siècle, a également été restauré au début du XVIIIe siècle puis ruiné en 1793. Il comprenait quatre tours dont l’une fut utilisée comme prison. Il ne reste aujourd’hui qu’une seule tour, transformée à l’époque en pigeonnier.

Le Maquis du Ventoux : A partir de l’hiver 1942-1943, le plateau vit arriver les réfugiés d’Alsace-Lorraine. Dès octobre 1942, les villages et hameaux du plateau accueillirent et laissèrent s’installer plusieurs dizaines de réfractaires au S.T.O. Ils les munirent de fausses cartes d’identité et cartes d’alimentation. Pour faciliter leur approvisionnement, ils furent regroupés près des villages d’Aurel, de Saint-Trinit et de Saint-Christol. Le Maquis Ventoux, appartenant au réseau désigné sous le nom de code R2, fut au cours de la Seconde Guerre mondiale l’un des plus importants maquis de Provence.

Les Chemins de la Mémoire : Le Maquis Ventoux créé en 1942 à Sault fut très actif dans le département de Vaucluse et ceux limitrophes. La population subit des dommages importants et nombre de résistants périrent pour leurs actes de bravoure. C’est ce que Jean Dilinger a voulu faire revivre à travers un document qui résume les lieux marquants de la vie du maquis (stèles, lieux de combats, regroupements, terrains de parachutage et lieux de mémoire). Sur le terrain retrouvez ces endroits grâce aux circuits balisés de couleur bleu, vert, saumon, jaune et rouge. Dépliant : Les chemins de la mémoire disponible en mairie.

La base stratégique : En 1965, le Plateau d’Albion fut choisi par le gouvernement comme base de sa Force Aérienne Stratégique (FAS) et l’implantation des missiles Sol-Sol Balistiques stratégiques (SSBS) et du 1er Groupement de Missiles Stratégiques (1er GMS) sur une zone de 800Km2. En 1966, la commune abrita la BA200, principale base des installations stratégiques du Plateau d’Albion. L’installation du 1er GMS, avec sa base de missiles stratégiques fut opérationnelle en 1972. Cette force de dissuasion comprenait 17 silos avec des missiles. Ils avaient une portée de 3600 kilomètres et une puissance de 9 mégatonnes. Leurs postes de tir se trouvaient à Rustrel et à Reilhanette. Saint-Christol d’Albion devint l’un des endroits les plus secrets de France. La base fut officiellement fermée le 16 juin 1999. La BA200 fut rebaptisée Quartier Maréchal Koenig et accueille actuellement des légionnaires du 2ème régiment étanger de Génie. La piste d’atterrissage et la tour de contrôle sont dorénavant abandonnées. Après le démantèlement des missiles qui dura 2 ans, la plupart des silos furent murés. Un des silos fut transformé en observatoire astronomique public (Sirene) et un des PCT en laboratoire souterrain à bas bruit, dépendant de l’Université de Nice.